Nous vous présentons l’historique des Pépinières Saint-Jean…

1958 - 2008

Avant-propos

Quelle aventure ! En écoutant mon père me raconter ses débuts, autour d'une bonne tasse de café et sous le soleil d'Espagne, j'étais accroché à ses paroles tant son histoire était édifiante !

Beaucoup se demandent d'où vient cette « Saint-Jean » qui protégea la carrière, l'entreprise, et la famille pendant 50 belles années...

Fin 1958 - début 1959

Armand Mahy, diplômé de l'école de Carlsbourg comme ingénieur technicien horticole tropical, était prêt pour partir au Zaïre, ancien Congo belge, pour travailler pour le gouvernement belge. Mais, au même moment, il y eut l'indépendance qui interdisait à tout Belge de s'y rendre. Premier problème : il fallait trouver du travail ! Suite à une annonce parue dans un journal : « à Wanze, une pépinière cherche personne qualifiée pour travailler aux pépinières Saint-Jean »...

Le « Jean » en question vient du prénom du fondateur, Jean Stalport, éminent chirurgien à Huy, en quête de créer une entreprise qui, en quelque sorte, lui rapporterait des dividendes.

C'est après 6 mois d'essai que mon père fut engagé à 24 ans avec trois autres collègues déjà présents !

1960

Cette année fut sans doute une année charnière, car à partir de ce moment mon père était chef d'équipe. Il lui était demandé de gérer, de diriger une équipe de près de 14 personnes et de multiples sous-traitants. Tout cela pour un salaire mensuel de 7.000 BEF de l'époque.

Les grands chantiers de l'époque :

La prison d'Ittre (2 ans de chantier)

Le cimetière de Marche en Famenne

Le jardin privé de M. Merlot à Hovy (Esneux)

Sous-traitance pour les réalisations du plus grand architecte belge de l'époque, Monsieur Pechère de Bruxelles

1960 - 1966

Des années « production »... A l'époque, toujours sous la direction de Monsieur Jean Stalport et sous l'appellation Pépinières Saint-Jean, mon père avait le sens des affaires et surtout « le flair de sentir le bon coup » ! C'est ainsi qu'il planta plusieurs dizaines de milliers de sujets, dont lui seul avait le secret et la certitude qu'ils seraient vendus.

1966

Première grande catastrophe !

Sans que rien n'y présage, le grand patron « Jean », depuis l'étranger, envoie un télégramme au bureau... « Monsieur Mahy, je vous annonce la cessation de toutes les activités des Pépinières Saint-Jean !... Veuillez ne plus rien entreprendre, les comptes sont bloqués et le personnel licencié... ».

Coup de massue !

Après négociation à la dure, mon père, sans un sou, sans que les banques ne lui accordent quoi que ce soit, reprit pour 1 million de Francs belges, les Pépinières Saint-Jean.

Comment ? Grâce à un emprunt indécis exigé par le patron « Jean » et payable à lui-même.

Mais il y avait également une vie de famille : 4 enfants à charge, une maison en construction, des dettes, toujours des dettes...

C'est ainsi que ma mère, infirmière de formation, rejoignit mon père en 1966 pour devenir sa secrétaire, sa collaboratrice, pendant plus de 40 ans !

1966 - 1981

15 années de dur labeur... 2 enfants supplémentaires. Indépendant, 6 enfants à charge, la reprise du nom « Saint-Jean », pas 1 m² en propriété et pas de stock.

Une SPRL en perte comme reprise...

Confiant dans son savoir et dans ses clients, mon père, accompagné de ma mère, travaille 15 heures par jour.

Entreprise, gestion, famille... tout assumer... achat de terrain par emprunt lourd, aide du Fond de Garantie de l'État. Le chalet en bois faisant office de bureau, de kitchenette, pour le goûter des enfants, témoins aujourd'hui de cette époque.

Ces années furent aussi la réussite de s'imposer sur le marché... confiance des fournisseurs, affluence des clients... L'entreprise Gonthier, située à 500 mètres des Pépinières Saint-Jean, fut le plus gros client et on a contribué largement à la prospérité des affaires. Mais la fatigue et surtout le mal de dos ont pris le dessus. À l'époque, on cultivait 50.000 rosiers, 50.000 fruitiers, 50.000 conifères, et bien d'autres sortes... le tout à la main et sans machine !

1976

Deuxième grande catastrophe : la sècheresse la plus longue des 50 dernières années.

1979

Gel massif : - 25 ° = perte totale des plantes cultivées en pot.

1981

Nouveau tournant : acquérir le terrain « ancien dépôt de sel » qui fit l'objet antérieurement d'une tentative d'expropriation ratée, pour laquelle mes parents se battent...

Puis construction du bâtiment actuel abritant les bureaux de pépinière, un hall de stockage reliant d'un côté la pépinière et de l'autre les Floralies puis le magasin de fleurs et enfin les serres.

L'idée était de pouvoir fonctionner 365 jours par an et surtout de ne plus avoir de longs mois d'hiver sans travail... mon père a trouvé une idée géniale... « Créer une serre, un magasin de fleurs et de décoration ». Ce fut le plus grand Garden couvert et chauffé de l'époque.

Une révolution ! Etaient alors créées les Floralies Saint-Jean.

Dès l'ouverture, ce fut le jackpot... 4000 clients en 3 jours ! Les compteurs s'affolent ; l'euphorie !

Ma sœur aînée, Dominique, travaille au magasin de fleurs. Le tout avec, toujours, la pépinière Saint-Jean en activité. A l'époque, c'est 10 personnes à temps plein !

1984

Troisième grande catastrophe : Il gèle à -27°... Des pertes colossales. Gros dégâts en pépinières...

1987

Hiver de nouveau rigoureux.

Mais après chaque catastrophe, le punch et surtout l'envie de continuer sont toujours là. Ce furent toujours d'excellentes années après les difficultés !

1990

Après de longues nuits blanches et de mûres réflexions, l'envie de quitter l'école, mais surtout de rejoindre mon père se faisait plus présente. C'est lorsque j'ai eu 18 ans que mon père fut alors mon école !

1992

Le 1er octobre 1992, décès de mon frère Alexandre en plongée sous-marine. Sortie Posthule du nouveau catalogue préparé à l'ordinateur par mon frère Alexandre ; après avoir fait ses études à Gembloux et des stages en Italie.

Coup dur pour tous... mais volonté pour ma sœur Joanne en Floralies et pour moi en Pépinières de seconder mes parents qui ont fort décroché et accusent le coup cette année 1992/1993 sans jamais quitter le bateau.

1994

De mes parents, j'ai tout appris : la rigueur, le travail, le respect du personnel, l'envie de bien faire...

L'aire de la mécanisation en pépinières. Sous la direction de mes parents et sous mon impulsion, nous achetons tracteur, bull, camion, Clark... à en faire trembler mon père !

1997

En cette année, sous le conseil des comptables, les Pépinières et Floralies Saint-Jean passent en société anonyme.

1994 - 2002

Cette période fut la période des années fastes...

Voyage aux États-Unis avec une équipe de pépiniéristes français. Ce fut une grande ouverture d'esprit pour moi... Nous avons parcouru l'Europe à la recherche de végétaux exceptionnels de grande taille ; au point qu'on nous appelait les « globe-trotters » !

A cette époque, mon père dit, a une idée, et je mets en application immédiatement. C'est grâce à cette façon de faire que l'on décrocha de très grands chantiers :

La Cité du Dragon à Liège et le Dragon d'Or à Bruxelles

Les Transports Galliker

L'usine Caterpillar à Gosselies

... Et j'en passe...

Quelle équipe !

Rendons hommage ici à notre personnel sans qui on n'aurait pas pu fonctionner ! Je n'en citerai que quelques-uns... « Jacques » appelé par les clients « le p'tit blond »... 33 ans de service !... Et encore présent aujourd'hui.

Certains ayant commencé par l'apprentissage et toujours là après 10 ans de service. Il en est de même en Floralies comme Jean Marie, 25 ans de service ! Merci à tous et à toutes !

On a agrandi, acheté de nouveaux terrains, lancé la culture de gros sujets...

Nouvelles évolutions...

2002

Reprise des activités.

La S.A. PÉPINIÈRES ET Floralies Saint-Jean seront divisées en 2 SPRL ; les Pépinières Saint-Jean et les Floralies Saint-Jean.

L'une reprise par ma sœur Joanne et l'autre par moi-même et mon épouse.

Cependant, 10 ans plus tôt, j'avais créé, avec mes propres deniers et avec les mêmes difficultés que mon père, l'entreprise Mahy Plantes qui est un centre de production situé à Vinalmont, réservé aux professionnels et qui, à ce jour, est le plus importante de Wallonie : 100 000 plantes en pot y sortent chaque année.

L'année 2002 fut aussi pour moi l'année de ma première catastrophe...

La Mehaigne, c'est le ruisseau qui borde la pépinière quitte son lit. Inondations sans précédent dans Wanze : 1.60 m d'eau en pépinières... l'eau emporte beaucoup de monde de bonne volonté pour rétablir la pépinière et assumer cette perte...

Imaginez-vous un instant avoir repris la même année et assumer cette catastrophe !

2003

Cette année fut pour moi, sans aucun doute, l'année la plus exceptionnelle de toute l'histoire. Il a fait beau depuis le début de l'année. Nous avons, à force de détermination et de volonté tout comme nos parents nous l'avaient appris, réalisé une année exceptionnelle.

L'idée m'est alors venue de structurer, car à présent, c'est 15 personnes en pépinières et 10 personnes en Floralies à temps plein...

A ce jour, nous avons une équipe solide tant à la vente en pépinières que sur les chantiers.

2004 - 2008

La pépinière gagne des galons, réalise de grands chantiers, a des équipes bien structurées, exporte, mais toujours dans le même souci de bien faire...

Merci Papa, merci Maman... Vous pouvez être fiers de votre parcours... Famille de 6 enfants et entreprises Pépinières et Floralies Saint-Jean.

Il nous reste à vous prouver que nous poursuivrons votre œuvre avec les mêmes déterminations ; courage, travail, volonté, gestion et contenir l'entreprise dans une dimension humaine, proche de nos clients.

Pour les parents, voir les Pépinières et Floralies Saint-Jean continuer avec deux de leurs enfants à leur tête est une grande satisfaction...

2009

Suite à un hiver hyper rigoureux (-20°), nous avons eu de très gros dégâts dans les cultures (près de 100.000.00 € de plantes à jeter) !

Mais le printemps qui suivit fut pour nous exceptionnel au niveau de la vente, car les clients avaient eux aussi eu des dégâts dans leur jardin.

2010

Rebelote, hiver moins froid, mais le plus long de ces 20 dernières années ! 3 mois d'inactivité ! Le travail s'accumule et nous crée des gros soucis organisationnels !

Projet 2010 : Construction d'une grande serre hyper moderne dont le concept sera une première en Wallonie. Cette construction est prévue en septembre, octobre de cette année et l'aventure continue après
52 ans d'histoire des Pépinières Saint-Jean.

Automne – Voilà notre nouvelle serre construite ! Hors normes (10 mètres de hauteur), un véritable plaisir et de la convivialité pour nos clients.

On peut même y boire un café ou un chocolat chaud et discuter dans d'agréables fauteuils à l'étage aménagé à cet effet...

2011

Beaucoup de travail suite à un hiver durant lequel les précipitations hivernales ont battu tous les records ! Jusqu'à 40 centimètres de neige minimum dans nos pépinières. Un automne très sec nous a obligés, pour la première fois, à arroser nos terres pour pouvoir arracher nos fameux sapins de Noël ! Mais nous avons bien fait, car vous avez été plus du double à venir choisir votre sapin chez nous.

2012

Un mois de janvier printanier... Un mois de février sibérien... jusqu'à -16° ! Heureusement, nous nous étions bien préparés à affronter ce froid et donc aucun dégât à déplorer... L'expérience peut-être...

Nous voici déjà fin février et notre histoire est toujours en train de s'écrire et continue donc après 54 années d'expérience, dont 22 en ma présence...

2013

Une année difficile pour nous. En effet, de gros travaux ont cours sur la chaussée de Tirlemont et bloquent malheureusement les accès à notre pépinière. Les clients désertent la place !

2014

Nous réalisons l’aménagement du Golf de Naxhelet à Wanze. 110 Tilleuls de près de 8m de haut seront plantés ainsi que plusieurs milliers de plantes pour massifs. Une très belle carte de visite dans un magnifique cadre nature.

2015

Réalisation chez un particulier d’un magnifique parc sur 20000m² près de Mons.

2016

Beaucoup de chantiers à nouveau et ce, dans les 4 coins de Belgique, et toujours un très beau choix de plantes présentées dans notre pépinière.

Cette année est marquée aussi par l’engagement d’un jeune prometteur, Arnaud Mattlet. Formé chez nous durant plusieurs années, ce jeune passionné a une réelle connaissance des végétaux mais aussi et surtout du terrain ! Ensemble, nous avons décidé de créer un parc de 600m², visible du grand public, situé à deux pas de notre pépinière avec un accès gratuit. Cela va permettre à tout un chacun de choisir son arbre en circulant en voiture parmi plusieurs centaines d’espèces. La fin des travaux est prévue pour 2018… nous ne manquerons pas bien sûr de vous conter la suite de notre histoire…

2017

à suivre…

Merci, merci à tous...

La suite de cette merveilleuse histoire... à suivre... dans 50 ans !

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